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Inès A.

Au café bleu de la poésie

Bi-gamme | 17 octobre 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 ابحث عن مرفأ
تمرّ الأيام
تمرّ الأشهر
تمرّ السنوا ت
و طيور السنونوات
لا تحمل لي لا تمرا و لا تينا
لا تحمل لي ﺇلاّ توتا مرّا عقيما
و أسراب الفراشات اضمحلت  ألوانها
و باتت أثياب حداد
أعرف
السماء لا تمطر ذهبا
و لا تمطر حبّا و لا حبّا
Cherche Arrimage
 

Passent les jours

Passent les mois

Passent les années

Et les rossignols

Ne m'apportent

Ni dattes ni figues

Ils ne m'apportent

Que des amères mûres

Stériles

Et les essaims de Papillons

Ont perdu leurs couleurs

Ils portent le deuil en sillons

Je sais

il ne pleut pas

de l'or

il ne pleut ni grains

ni amour

J'invoque les pleurs de l'horizon

je porte en mon cœur le crépuscule

et un encens arménien s'échappant

أحمل في قلبي الشفق أستنصر دمع الأفق
و عبيرا أرمينيا منبعثا من الشقق
أرفع يدا أكيد كيدا
أدفع نهدا أحيد حيدا

أنادي و لا أحد ينادي غيري أنادي أين هو نايي و شعري

أبحث عن همسة
ماتت تحت جسور باريس
أبحث عن لمسة
خدشتها الأضواء الصماء
 

des appartements

Je lève une main

Je complote

Je pousse un sein

Je déraille

 

 J'appelle

et il n'ya que moi qui appelle

J'appelle

où est ma flûte et mon poème
 

Je cherche un murmure

mort sous les ponts de Paris

je cherche une caresse

égratignée par les lumières sourdes

Je cherche une étoile

noyée dans la Fontaine Saint- Michel

Je cherche un mot

effacé par la fièvre de la  folie

  أبحث عن نجمة
أغرقتها نافورة سان ميشال
أبحث عن كلمة
محتها حمى الاستهبال
أبحث عنك أنت
في مقهى لا يعرف معنى الآمال
أبحث عن ألم
كعازف أضاع"نوتته" يوم "الكونسار"
                                                                                                                                                                      

Je te cherche toi

dans un café qui ne saisit pas

le sens des espoirs

Je cherche la fleur du mal

tel un musicien qui a égaré sa note

le jour du concert final

          Inès A.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié par annousti à 16:37:56 dans peau êtes | Commentaires (4) |

A comme | 06 mai 2007

une liste d'adjectifs

une liste de mots

des additifs hâtifs

des remous de 'gris-mots' [grumeaux/ grue-maux]

A comme Anéantie

comme Amère

comme Abattue

comme Accablée

comme Atristée

comme Anéantie (tiens je l'ai déjà dit)

- Allô Docteur...C'est Urgent ...le virus résiste aux médicaments...

 

 

 

[Cinq ans après]

 

-ouvrez la bouche et dites A

- A A A j'ai mAl ... AIE

J'aurais aimé que mon I porte un accent Circonflexe et continuer à manger des cornflex en oubliant mes réflexes, mes complexes et mes réflexions à la con (envie de brûler tous lmes poèmes d'amour toutes mes lettres à France qui étaient autant de bouteilles à la mer)

_________________

les commentaires sont OUVERTS

Publié par annousti à 21:50:09 dans peau êtes | Commentaires (5) |

Le soupir de l'Orchidée | 24 avril 2007

 

[Pour que (re)fleurisse une orchidée sur mon épaule et dans mon coeur.]

Publié par annousti à 11:56:23 dans peau êtes | Commentaires (0) |

Pas le droit au vote pour la princesse des [M]ondes | 23 avril 2007

Internationale
(inspirée par un texte du slameur Moonir)
  

Pour être franche

Je ne suis pas étanche

Je me considère comme fran-çaise

Même quand j'étais là –bas

Enfant fanfan jouant sur la falaise

Mais depuis que je suis là

Sans plus rien d'une reine

sans même le droit de sauver mes rêves

en votant l'amour qui germe sur la grève

 

Je vous avoue avoir l'impression

De rester pour vous l'étrange tunisienne

Étrange étrangère polygame

Depuis 2001 je fais mes gammes

Et j'apprends de jour en jour

De la France de mes écueils

Que je suis en fait Internationale

De mes seuils à mes feuilles

Comme vous que vous soyez

De Bonneuil ou de Montreuil

De saint- Denis ou de Créteil

Vous portez une montre à l'œil

Coureurs de rêve et d'idéal

As de pique As de cœur

Comme vous je cherche des sandales

Je suis Alice sans malice ni rancœur

Je rythme ma milice et ma monture

Avec une centrifugeuse de cultures

 

Mes valises débordent de balises

Venant de partout

J'ai ainsi la patience d'une hindoue

Qui sait être au- dessus des remous

J'ai la fierté légendaire d‘un arabe

Ne soyez pas étonnés de voir ici ou là

Des anciennes ballades et des airs de rabab

Je ne les brade pas et Rien ne peut me faire parade

 

J'ai l'abnégation d'une chinoise

Qui me permet de ne pas rester pantoise

J'ai l'imagination d'une américaine

Et si tu me rencontres en poésie sous-terraine

Fais donc gaffe à tes gènes et tes veines

J'ai l'érotisme d'une antillaise

Que ce soit sur une musique Zouk ou raï

Je bouge mes fesses et avec mes entrailles

J'entonne des youyous de fa dièse

 

J'ai une langue adultère une amante française

Et comme elle

Il faut savoir être balèze

J'ai le silence d'une russe

Si Mes pensées sont d'or

 Ma voix ne s'endort pas

Car c'est mourir de remords

Comme un chien mordu par les puces

J'ai aussi la gestuelle d'une italienne

Même si je passe souvent pour une Alien (e)

J'ai le rythme d'une espagnole

Et quand je slame mes états d'âme

Je réclame le flamenco des paroles

Des poétesses Ces grandes dame

 

J'ai en plus la finesse d'une anglaise

Et autour d'un thé sans les braises

Et sans l'ombre des parasols

Je sais reconnaître un passé de foutaises

 

J'ai l'ouverture d'esprit d'une canadienne

Mon accent comme mes tics sont une parure

Qui me donne une carrure qui est la mienne

  

J'ai un ancrage dans des origines diverses

Et quand je détache mes cheveux de gitane

Je sais que j'ai Un charme qui renverse

Et si tout s'agite au tour de moi

Je garde pied qui milite sur un sol en titane

 

J'ai le sens de la conversation d'une portugaise

Je sais protéger ceux que j'aime

Et refuse d'être un port de glaise

J'ai le sens du combat d'une Africaine

D'elle j'ai hérité ces mots que je tresse

Cette trace du labeur et de la peine

Le feu dans les mains de détresse

 

Je porte en moi la souffrance d'une palestinienne

Les larmes de l'orpheline

Le deuil des veuves les mots du groove

Des femmes de laves qui louvent

Qu'elles soient libanaises ou israéliennes

C'est toujours la même douleur qui couve

Qui nous fait lâcher des hyènes

Sans nous briser les ailes par un excès de zèle

 

Je n'ai pas besoin de chars ni de bombardiers

J'écoute l'acharnement de la pierre des quartiers

Le cœur en obus les mots en roquettes

J'ai dans mes poches des poèmes en grenades

Des haïkus de feu et des coups de mitraillettes

Et pour l'amour de vous qui me serrez des sérénades

  

Pour vous plaire je ne me servirai pas des paillettes

Car pour l'internationale desservie qu'on affame

Avec des promesses à la rame du bonheur qu'on émiette

Il y a la mare tourmentée la quête inquiète d'une femme

Une femme de feu d'air d'eau et de terre

Une femme en rose de sable et en étoile de mer

Une femme qui a l'âme des amarres funambules

Arrimée à des embarcadères en la(r)mes somnambules

 

© Inès A.

______________
 [toujours la même rhinite qui m'irrite...][ rentrer dormir à la maison]

Publié par annousti à 01:03:38 dans peau êtes | Commentaires (0) |

LE journal permanent de la poésie | 27 mars 2007

J'aime retrouver tous ces mots, ces mots de ces autres moi-même, ces mots qui allient à la fois magie et pouvoir...

Tous ces mots qui sont tels les oeufs du nid, ces mots hébergés par un journal qui change depuis quelques temps mon quotidien. JOurnal virtuel certes, mais pages que je feuillette comme un journal en papier (et ce n'est pas toujours facile de trouver une âme bienvaillante pour m'imprimer le lien avant la sortie du travail)...

Je rêve du jour où avant de prendre le métro à République (à tous les coups elle tourne le dos) je vois des jeunes gens distribuer non seulement la 'fameuse' presse gratuite d'information (quelle information en fait?) mais surtout (à la place peut-être) Le gratuit de la poésie (une sorte de format papier du journal permanent de la poésie tel qu'il est conçu par Florence Tocmé)...

JE ne veux plus attendre ni le Salon du Livre (avec son brouhaha insoutenable parfois surtout le samedi et le dimanche) ni le marché de la poésie (où parfois on a du mal à s'arrêter devant un stand tellment les gens se bousculent à faire dédicacer des recueils qu'ils ne liront peut-être pas) ....

 

JE ne veux plus attendre toutes ces manifestations ponctuelles (et qui me ruinent souvent à vrai dire) pour faire l'amour avec les mots, avec ces 'voix d'encre ' qui devraient être des voies d'ancres dans nos yeux de passants...

Lire la poésie ne devrait pas être l'affaire d'une 'élite' intellectuelle...

Lire la poésie devrait être l'affaire de tous...

Un livre (de poésie ou autre) n'est pas fait pour moisir dans une bibliothèque (je pense à tous ces gens qui sont emmerdés de recevoir des livres comme simple héritage et qui cherchent tous les moyens pour s'en débarrasser ... ah! donnez- les moi ces livres...donnez-lez! faites-les VIVRE, p.tain!)..Un livre est fait pour être ouvert, pour être marqué de post-it qui sont autant de haltes de lectures, des escales en marque -page, des signes que quelque part dans telle ou telle page on a croisé quelque chose qui nous a ému, qui nous a séduit ..."scotché'...

Un livre est fait pour être ouvert, pour servir de relais, de balises dans un monde où le trivial nous prend de plus en plus au cou...

Arrêtons -nous de prendre des coups...

 Arrêtons -nous de faire les imbéciles en suivant la 'mouvance' générale...

TRavailler travailler travailler....jusqu'à s'user mais quelle place pour la culture?

Rappel: pour tous vous commentaires, prière de me mailer.

 

__________________ [en écoute: CAtherine SAuvage, "LA poésie Fout le camp Villon"...Depuis le temps que je répète qu'il y a ballade et balade, il était temps...!]

Publié par annousti à 09:21:45 dans peau êtes | Commentaires (0) |

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