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Inès A.

Au café bleu de la poésie

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botte de foin

combien êtes- vous en ligne et d\'où me lisez-vous?

.....je prends des trains encore des trains, des petits trains des petits trains (même pas peur) | 05 mai 2006


"
-Bonjour, dit le petit prince.
-Bonjour, dit l'aiguilleur.
-Que fais-tu ici? dit le petit prince.
-Je trie les voyageurs, par paquets de mille, dit l'aiguilleur. J'expédie les trains qui les emportent, tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche.
Et un rapide illuminé, grondant comme le tonnere, fit trembler la cabine d'aiguillage.
-Ils sont bien pressés, dit le petit prince. Que cherchent-ils?
-L'homme de la locomotive l'ignore lui-même, dit l'aiguilleur.
Et gronda, en sens inverse, un second rapide illuminé.
-Ils reviennent déjà? demanda le petit prince...
-Ce ne sont pas les mêmes, dit l'aiguilleur. C'est un échange.
-Ils n'étaient pas contents, là oû ils étaient?
-On n'est jamais content là oû on est, dit l'aiguilleur.
Et gronda le tonnerre d'un troisième rapide illuminé.
-Ils poursuivent les premiers voyageur demanda le petit prince.
-Ils ne poursuivent rien du tout, dit l'aiguilleur. Ils dorment là-dedans, ou bien ils bâillent. Les enfants seuls écrasent leur nez contre les vitres.
-Les enfants seuls savent ce qu'ils cherchent, fit le petit prince. Ils perdent du temps pour une poupée de chiffons, et elle devient très importante, et si on la leur enlève, ils pleurent...
-Ils ont de la chance, dit l'aiguilleur."

Publié par annousti à 22:51:50 dans notes de lecture | Commentaires (9) |

En direct du couloir de la mort | 25 avril 2006

"Elle vivait dans une cité avec ses enfants, et ce n'est que plus tard, une fois devenus adultes, que nous avons compris que nous vivions dans la pauvreté, car notre mère faisait tout pour que nous ne manquions de rien. C'était une femme d'une grande douceur, pratiquement incapable de dire du mal de qui que ce soit, mais féroce comme une lionne quand il s'agissait de défendre ses enfants. Au début des années soixante, quand sa fille se retrouva prise au beau milieu d'une querelle de quartier qui avait mal tourné, elle coupa un manche à balai en deux et se fraya un passage jusqu'à l'immeuble où la petite se terrait, paralysée de terreur, l'agrippa et retourna à la maison en continuant à distribuer les coups de balais. Ce n'est qu'à l'abri des quatre murs de notre appartement qu'elle découvrit qu'elle avait été elle-même blessée.

" C'étaient de véritables fleuves d'amour qui émanaient d'elle. Je suis convaincu que l'amour maternel est au fondement de toutes les autres formes d'amour. C'est un amour au-delà de toute raison : peut-être est-ce pour cela que je croyais qu'elle vivrait éternellement, que cette femme qui nous avait portés, moi, mes frères et ma sour, ne devait jamais connaître la mort."

Mumia abu-jamal (cité dans L'huma du 12 mai 2001)

Publié par annousti à 13:38:34 dans notes de lecture | Commentaires (5) |

...................... | 12 avril 2006

Publié par annousti à 12:16:27 dans notes de lecture | Commentaires (2) |

la brue erre | 24 mars 2006

La philosophie, elle nous fait vivre sans une femme ou nous fait supporter celle avec qui nous vivons.

Jean de La Bruyère

Extrait des Caractères

Publié par annousti à 10:36:19 dans notes de lecture | Commentaires (19) |

gaffe-cas | 24 mars 2006

"Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l'Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer."

Franz Kafka

Publié par annousti à 10:29:40 dans notes de lecture | Commentaires (13) |

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