Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Inès A.

Au café bleu de la poésie

InèsFM

Loading

Compteur détraqué

Depuis le 01-10-2005 :
443461 visiteurs
Depuis le début du mois :
4451 visiteurs
Billets :
517 billets

botte de foin

combien êtes- vous en ligne et d\'où me lisez-vous?

....le nord mendie toujours un peu de soleil... | 30 mai 2006

 

Un choeur de galets sous des falaises instables.
 Un cœur de gars laid sur les fa dièse intenables.

 

L’eau est glaciale et pourtant je pousse la chose jusqu’au bout. Ce n’est pas la méditerranée mais les côtes d’albâtre. Aux nuances bleues se substituent des nuances de vert. Des éclaircies et le vert se mue en une constellation d’émeraudes.
 Il suffit de peu de chose pour mettre un peu d’or dans nos yeux et un peu d’ordre dans nos pensées.
Mes pieds touchent la terre humide. Mes mains étreignent les galets. Mon regard embrasse l’horizon. Ma flemme s’éteint quand l’atteint, l’écume. Ma poitrine devient voilier : j’ai le vent en poupe.
Capturer l’instant. Sur une photo j’étais surprise de découvrir que j’avais l’air d’une Sirène sortant de la mer, ou d’un marin avec ses filets contenant deux poissons. Je pousse loin la métaphore. Les poissons sont mes godasses où j’ai enfoui mes chaussettes bleues. Ma tenue rouge et noir s’impose comme un étendard sur un navire. Ma silhouette s’impose. Je regarde mon ombre se miroiter. Juste à côté de moi la carcasse d’un crabe qui a échoué sur   le récif. La prochaine vague ne laissera que les pinces.
L’image du crabe me fait revenir à l’esprit d’autres images. Pas loin le cimetière marin. Hommages multipliés aux Canadiens morts sur la même plage. Combien peut-on faire de crimes en quelques minutes ! Il suffit de peu de chose pour un malheur.
Vivre l’instant même si la voix de Barbara me poursuit avec son « mal de vivre » et je pense à ceux qui ne sont pas revenus…non, je ne retiens que la fin de la chanson « la joie de vivre…Vivre…la la la li la li la la ahaaa… »…NON ! Garder le bruit de la mer en douce chanson. Bientôt reviendront les murmures des arbres et les chuchotements des merles. Non…je voudrais que me parviennent les chants des mouettes…Non aux plaintes muettes.
Et puis …
un peu de sable dans les godasses et du sel dans mon pantalon…ne me retiendront pas. Je m’échappe.
Je m’en vais découvrir la falaise, je franchis la barrière. Je marche sans me retourner. Je marche malgré les égratignures. Je vois la trace de ceux qui ont déjà campé sur le chemin de César. Je marche sur les côtes fragiles de Puys. L’herbe est traîtresse. On ne peut jamais savoir la limite, la profondeur.
Il ne reste plus rien des vestiges.
Peu de choses des traces de passage de Richard -cœur -de –Lion. Les pierres tombent et personne n’y songe.

 

Je marche. Je n’arrête pas. Je dois côtoyer les voitures maintenant. De l’Epte je passe à la Seine.  Un château sur la Seine, je n’ai jamais pensé que l’on puisse avoir des idées aussi sensées. Là aussi la guerre a laissé des ruines belles et rebelles. Elles résistent à la corrosion. merveilleusement bien. Mais je peine à imaginer comment c’était avant et ce qu’il en resterait demain.
Non, je ne veux pas rester côté terre. Je dévie dangereusement vers le côté mer. Et tant pis si elle est une mer adoptive.
« Dis, quand reviendras-tu ? ». Monique me harcèle. Non, ne me pose plus cette question. J’apprends. Je pars et j’apprends à revenir de là où les maux –passants finissent par passer. Là où ces noms de chênes et de chiens ont pu se requinquer grâce à la Bénédictine.

 

Allez plutôt poser cette question à Against et à tous ceux qui sont partis sans laisser d’adresse.

 

 

 

 

Publié par annousti à 11:25:01 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (6) |

dits vagues | 29 mai 2006


Le nord mendie un peu de soleil, je répète...
Les galets ont été séparés, je répète...
Les frites attendent les moules, je répète...
Le crabe revient avec sa valise, je répète...

Publié par annousti à 12:18:04 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (1) |

demain sur ARTE...à ne pas rater! | 24 mai 2006

 

 

Massoud, l'AFGHAN

------- (en hommage à PONFILLY)---------

Publié par annousti à 16:32:33 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (2) |

impress(i)ons de passage | 24 mai 2006

Envoyé spécial du Pas- de- calais
 

Les nouvelles ne sont pas bonnes.

Pas bonnes.

La fête liberté 62 était placée encore une fois sous le signe de la tempête. Bourrasques. Vent à 80 ou même à 100km/h. des plues cinglantes. Arrivée sur le lieu de la fête. Rencontre avec la boue. Devoir d’aller à la quête des bottes. Croisé des sourires, des bonjours chaleureux des « au revoir Madame » comme j’en rêve. La route est longue. Heureusement que le conducteur est ma copine de toujours, pour toujours. Une militante, ma Jaja. Ma maman française. Premier jour annulé de la fête. Site trop dangereux selon la sécurité. Mais j’en profite pour marcher tranquillement dans l boue, prendre les photos de l’avant en espérant un après car je suis optimiste et que j’avais confiance dans ce ciel gris. Ciel de pluie mais d’éclaircies pouvant accouchés de parfaits arc-en-ciel.

Au hasard des rus, au hasard des détours e des impasses. L’hôtel de ville de Douai. les moules frites pas toujours bonnes. La maison de Marceline Valmore. Des arbres de toutes les couleurs ou presque, n’exagérons pas. Le silence des rues. Des sourires encore des sourires comme des grains de beauté sur la face du ciel lourd de ses larmes.

J’emmène en voyage mon lecteur mp3 qui me sert aussi de FM, et de dictaphone qui parfois grésille beaucoup. Toujours Fip. La voix de Natacha Atlas m’ a surprise à plusieurs reprises. Figure de métissages. Le 30 mai au bataclan. « mich mâoul ». oui tout prend l’allure de l’ incroyable ». « mich maôul » me rappelle le refrain d’un grand ténor de la chanson arabe Mohammed Abdul wahab … »mouch maâoul, mouch mâoul ya habibi habibi. Abèdène abèdène mouch mâoul (mich=mouch (en égyptien équivalent du privatif « in », signifiant « non »)

Déambulations. La fatigue de ma copine. Je n’ai pas mon permis. Escale. La face collée à la fenêtre. Je suis le mouvement des bouleaux. Je suis les ondes. Je suis les ruisseaux sur les vitres.

 

Musée de la mine. Catastrophe des Courrières en 1906. Un siècle déjà. Faces de charbon. Plus de sourires. Germinal n’est rien. Zola était très optimiste.

Rendez –vous comme à Saint Etienne à la salle des pendus. Je reviens alourdis de mes photos, des mots entendus et vus.

 

Je parlerai de la fête un autre jour. Il faut quand même que je prépare ma valise pour demain. Valise ? Juste m’assurer que j’ai encore de l’encre et du papier même s généralement en cas d’oubli j’improvise. Tout peut servir, tickets de caisse, papier journal, verso, tracts etc etc.

 

Je reviens à Paris en pensant laissé au pas de calais des gens que j’aime. Dominique et Pierre m’ont fait découvrir des choses avec leur simplicité, avec leurs mots dont j’ai soif. Ils ont fait ce joli pont avec le monde. Joli pont fait de lettres et de dessins. Le geai bleu.

Je reviens avec des boutons d’or dans mon journal de bord, papier choisi juste parce que marqué« poussières de lune ». Que j’accumule alors la poussière de la lune dont je regarderai toujours la face livide même quand elle s’absente. No je ne suis pas Lorenzo, je ne vocifère pas.

De retour à paris juste le temps de répéter le Kyrie, et les autres morceaux que je maîtrise depuis longtemps. Mais comme une rééducation de la voix tout en douceur. Juste le temps de passer deux heures, question de coacher Alvaro avant son brevet.

 

Et quand je pense au grand corps malade conseillant de prendre le bus à la place du train… le cœur au moins est moins malade.

______________________

 

Merci Jean –Christophe…

Patience, je passerai par chez toi la prochaine fois…le massif central n’est pas si loin, non ?

 Et puis même si les moutons mangent les fleurs, on continuera à les cultiver. Car on  a ,toi , Bérénice et moi ; « le goût de l’absolu ». Comme disait Matisse «  il y a des fleurs ….. etc etc»

je pensais mettre pou toi la chanson de Barbara le mal de vivre mais finalement j’ai choisi un autre morceau, au hasard e mon écoute de FIP et puis comme il y est question de « vie »…ça tombe bien. Allez, juste le temps de filer à la cyber d’en bas pour poster.

D’ci là…Portez-vous BIEN.

Publié par annousti à 16:24:13 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (0) |

....pour la liberté (pas de calais) | 19 mai 2006

 

 

(...)

Publié par annousti à 12:21:28 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (2) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| >>

y naissent des mots déments





Creative Commons License



Référencé par Blogtrafic 

cliquez/adoptez

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03