Depuis que je croise la poésie dans le métro, tout me parait plus ...supportable...Il m'arive même de croiser la même strophe en quittant la ligne 5 pour faire la correspondance et prendre la 10...Ah! Ligne 5, ligne de l'amour, ligne des poèmes d'amour...Surtout les vers de Molière:
Souffrez qu'Amour cette nuit vous réveille ;
Par mes soupirs laissez-vous enflammer ;
Vous dormez trop, adorable merveille,
Car c'est dormir que de ne point aimer.
et je me répète pendant cinq arrêts: Car c'est dormir que de ne point aimer.
Car c'est dormir que de ne point aimer.
Car c'est dormir que de ne point aimer.
Car c'est dormir que de ne point aimer.
Car c'est dormir que de ne point aimer.
Car c'est dormir que de ne point aimer.
Car c'est dormir que de ne point aimer.
et pourtant je croise plus souvent les vers de G. d'Aquitaine, "Par la douceur du temps nouveau":
De notre amour il va ainsi
Comme une branche d'aubépine
Qui est sur l'arbre et dans la crainte
La nuit au gel ou à la pluie
Mais le matin sous le soleil
Feuille et verdit tout le rameau
et là hélas me revient le générique d'un feuilleton français au ras des pâquerettes.
Publié par annousti à 08:48:29 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (10) | Permaliens
« Brahim Orourke, ça sonne arabe, berbère si vous préférez. Voici ce que je vous propose.
Il prit un stylo et écrivit sur son bloc notes : B. O'Rourke. Expliquant :
Votre nom restera le même : Orourke. On le prendra dans la seule acception qui s'impose : patroyme irlandais, voire américain. Surtout si on lui adjoint une apostrophe : O'Rourke. L'œil du lecteur occidental est curieusement conditionné. Je vous garantis que personne n'ira imaginer que c'est un nom berbère. [...] Votre livre se vendra partout, comme tout ce qui vient des States. »
Publié par annousti à 14:16:47 dans notes de lecture | Commentaires (0) | Permaliens
InternationalePour être franche
Je ne suis pas du tout étanche
Je me considère comme fran-çaise
Même quand j'étais là bas
Enfant Fanfan jouant sur la falaise
Mais depuis que je suis là
Sans plus rien d'une reine
Sans même le droit de sauver mes rêvesJe vous avoue avoir l'impression
De rester pour vous l'étrange tunisienne
Étrange étrangère polygame
Depuis 2001 je fais mes gammes
Et j'apprends de jour en jour
De la France de mes écueils
Que je suis en fait Internationale
De mes seuils à mes feuilles
Comme vous que vous soyez
De Bonneuil ou de Montreuil
De Saint- Denis ou de Créteil
Vous portez une montre à l'œil
Coureurs de rêve et d'idéal
As de pique As de cœur
Comme vous je cherche des sandales
Je suis Alice sans malice ni rancœur
Je rythme ma milice et ma monture
Avec une centrifugeuse de cultures
Mes valises débordent de balises
Venant de partout
J'ai ainsi la patience d'une hindoue
Qui sait être au- dessus des remous
J'ai la fierté légendaire dun arabe
Ne soyez pas étonnés de voir ici ou là
Des anciennes ballades et des airs de rabab
Je ne les brade pas et Rien ne peut me faire parade
J'ai l'abnégation d'une chinoise
Qui me permet de ne pas rester pantoise
J'ai l'imagination d'une américaine
Et si tu me rencontres en poésie sous-terraine
Fais donc gaffe à tes gènes et tes veines
J'ai l'érotisme d'une antillaise
Que ce soit sur une musique Zouk ou raï
Je bouge mes fesses et avec mes entrailles
J'entonne des youyous en fa dièse
J'ai une langue adultère une amante française
Et comme elle
Il faut savoir être balèze
J'ai le silence d'une russe
Si Mes pensées sont d'or
Ma voix ne s'endort pas
Car c'est mourir de remords
Comme un chien mordu par les puces
J'ai aussi la gestuelle d'une italienne
Même si je passe souvent pour une Alien (e)
J'ai le rythme d'une espagnole
Et quand je slame mes états d'âme
Je réclame le flamenco des paroles
Des poétesses Ces grandes dames
J'ai en plus la finesse d'une anglaise
Et autour d'un thé sans les braises
Et sans l'ombre des parasols
Je sais reconnaître un passé de foutaises
[Ainsi que le charme de Byron Heine
Goethe Rilke Nietzsche ou de Grazyna Miller]
J'ai l'ouverture d'esprit d'une canadienne
Mon accent comme mes tics est une parure
Qui me donne une carrure qui est la mienne
[Je fais entendre aux ordures la complainte du phoqueJ'ai un ancrage dans des origines diverses
Et quand je détache mes cheveux de gitane
Je sais que j'ai Un charme qui renverse
Et si tout s'agite au tour de moi
Je garde pied de Titan sur un sol en titane
J'ai le sens de la conversation d'une portugaise
Je sais protéger ceux que j'aime contre la haine
Et je refuse sans en être confuse d'être un port de glaise
J'ai le sens du combat d'une Africaine
D'elle j'ai hérité ces mots que je tresse
Cette trace du labeur et de la peine
Le feu dans les mains de détresse
Je porte en moi la souffrance d'une palestinienne
Les larmes de l'orpheline
Le deuil des veuves les mots du groove
Des femmes de laves qui louvent
Qu'elles soient libanaises ou israéliennes
C'est toujours la même douleur qui couve
Qui nous fait lâcher des hyènes
Sans nous briser les ailes par un excès de zèle
Je n'ai pas besoin de chars ni de bombardiers
J'écoute l'acharnement de la pierre des quartiers
Le cœur en obus les mots en roquettes
J'ai dans mes poches des poèmes en grenades
Des haïkus de feu et des coups de mitraillettes
Et pour l'amour de vous qui me serrez des sérénades
Pour vous plaire je ne me servirai pas des paillettes
Car pour l'internationale desservie qu'on affame
Avec des promesses à la rame du bonheur qu'on émiette
Il y a la mare tourmentée la quête inquiète d'une femme
Une femme de feu d'air d'eau et de terre
Une femme en rose de sable et en étoile de mer
Une femme qui a l'âme des amarres funambules
Arrimée à des embarcadères en la(r)mes somnambules
Publié par annousti à 22:12:44 dans nostalgies et autres pensées bordéliques | Commentaires (4) | Permaliens
une liste d'adjectifs
une liste de mots
des additifs hâtifs
des remous de 'gris-mots' [grumeaux/ grue-maux]
A comme Anéantie
comme Amère
comme Abattue
comme Accablée
comme Atristée
comme Anéantie (tiens je l'ai déjà dit)
- Allô Docteur...C'est Urgent ...le virus résiste aux médicaments...
[Cinq ans après]
-ouvrez la bouche et dites A
- A A A j'ai mAl ... AIE
J'aurais aimé que mon I porte un accent Circonflexe et continuer à manger des cornflex en oubliant mes réflexes, mes complexes et mes réflexions à la con (envie de brûler tous lmes poèmes d'amour toutes mes lettres à France qui étaient autant de bouteilles à la mer)
_________________
les commentaires sont OUVERTS
Publié par annousti à 21:50:09 dans peau êtes | Commentaires (5) | Permaliens
_____________
[de la peine] "LA disparition d'un grand nom de la musique"...Il est venu Jouer près de la tombe d'Elsa Triolet (son amie) la suite n°5 de BAch (qu'elle aimait)
et moi... J'adore Tout BAch!
_______________ Photo Inès A. LE 05-05-2007
Publié par annousti à 17:28:14 dans notes de lecture | Commentaires (0) | Permaliens
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