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Inès A.

Au café bleu de la poésie

A ECOUTER | 09 décembre 2005

Ma voisine ne sait jouer que ça
Gna gna gna, gna gna gna,
Du matin au soir il n'y en a
La la la, la la la
Que pour Elise, et supposons
Que je lui dise à ma façon
Depuis le temps que tu entends ça
Gna gna gna, gna gna gna,
Est-ce que ça ne te saoule pas
La la la, la la la

Mais quelle est donc cette Elise
Qui défrise nos pianos
Qui sans fin se gargarise
Et se grise de trémolos
Dis Ludwig si tu avais imaginé
Qua ça tournerait comme ça
Est-ce que tu n'aurais pas fignolé
Rajouté un bémol ici ou là
Est-ce qu'à ton Elise tu n'aurais pas pu
Dire tout ça de vive voix

Comment croire qu'Elise écoutait
Sans arrêt sans arrêt
Ce machin qui vraiment ne me fait
Pas marrer pas marrer
Oui mais Elise elle aimait ça
Qu'on lui redise bla bla bla
Pourquoi écrire avec un piano
Les p'tits marteaux les p'tits marteaux
Quand c'est si simple avec un stylo
Et puis des mots rien que des mots

Mais cette garce d'Elise
Traumatise le bon Ludwig
S'il envoie ses grosses bises
Elle les veut en musique
Ah si seulement elle avait pu se taper
Le facteur on n'aurait pas
Eu à se farcir tous ces doubles soupirs
Et tous ces ne m'oubliez pas
S'il avait pensé à lui téléphoner
On n'aurait pas écopé ça
La la la, la la la

Chaque jour à l'heure du courrier
Et allez, Et allez
Il faut qu'elle vienne massacrer
Et taper et tamponner
Mais chère Elise il serait bon
Que vous accusiez réception
Qui sait mais si vous lui répondiez
Par courrier recommandé
Elle pourrait apprendre par cœur
Enfin le Gai Laboureur

Je sais, je sais que je m'en lasserai
Mais ça la la mais ça la la
Mais ça me changerait

Publié par annousti à 01:34:34 dans musique | Commentaires (5) |

Le coup de soleil | 08 décembre 2005

Richard CoccianteLe coup de soleil   
Le coup de soleil
Imprimer la chanson Le coup de soleil de Richard Cocciante à partir d'une fenêtre en mode texte et sans publicité  :-) Envoyer le texte Le coup de soleil de Richard Cocciante à un ami
Paroles et Musique: Richard Cocciante, Jean-Paul Dréau


J'ai attrappé un coup de soleil,
Un coup d'amour, un coup d'je t'aime
J'sais pas comment, il faut qu'j'me rappelle
Si c'est un rêve, t'es super belle
J'dors plus la nuit, j'fais des voyages
Sur des bateaux qui font naufrages
J'te vois toute nue sur du satin
Et j'en dors plus, viens m'voir demain

Mais tu n'es pas là, et si je rêve tant pis
Quand tu t'en vas j'dors plus la nuit
Mais tu n'es pas là, et tu sais, j'ai envie d'aller là-bas
Le fenêtre en face et d'visiter ton paradis.

J'mets tes photos dans mes chansons
Et des voiliers dans ma maison
J'voulais m'tirer, mais j'me tire plus
J'vis à l'envers, j'aime plus ma rue,
J'avais cent ans, j'me r'connais plus
J'aime plus les gens depuis qu'j't'ai vue
J'veux plus rêver, j'voudrais qu'tu viennes
Me faire voler, me faire je t'aime.

Ça y est, c'est sûr, faut qu'j'me décide
J'vais faire le mur et j'tombe dans l'vide
J'sais qu'tu m'attends près d'la fontaine
J't'ai vu descendre d'un arc-en-ciel
Je m'jette à l'eau des pluies d'été
J'fais du bateau dans mon quartier
Il fait très beau, on peut ramer
La mer est calme, on peut s'tirer

 
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Publié par annousti à 11:44:35 dans amour toujours | Commentaires (14) |

EXTRAIT2 | 07 décembre 2005

"Un amour, c'est deux personnes qui associent leurs désirs dans l'acte sexuel et conjuguent leurs styles affectifs dans la vie de chaque de jour. Ce trauma désiré provoque l'épanouissement de soi, hors de soi, avec un autre...au risque de l'effraction. Toute rencontre est un déroutement qui peut mener à la déroute parce que l'amoureux (l'amoureuse) donne à l'autre le droit d'entrer dans son corps et dans son âme. La conjugaison des désirs et des manières d'aimer donne ainsi à l'aimé le pouvoir d'épanouir l'amoureux...ou de le déchirer."

Publié par annousti à 20:38:40 dans amour toujours | Commentaires (28) |

A LIRE | 07 décembre 2005

juste un petit extrait...

"La rencontre n'est pas un mot banal. C'est au contraire un événement, un traumatisme presque, puiqu'il nécessite une interpénétration. on se déroute quand on se rencontre, sinon on ne fait que se croiser ou s'éviter"

Publié par annousti à 13:02:19 dans amour toujours | Commentaires (14) |

sa vie comme la | 06 décembre 2005

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

 G.APOLLINAIRE

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Publié par annousti à 16:34:42 dans la vie | Commentaires (10) |

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