Publié par annousti à 16:13:06 dans amour toujours | Commentaires (24) | Permaliens
...Quelques heures de sommeil..rendez-vous loupé le 03 (décidemment l'année 2006 a commencé sous le signe de l'oubli!)...tout ce monde à attendre...ah! la paperasse administrative ...c'est minant...on fouille le nez dans vos affaires...fiches de paix, d'impositions, relevés bancaires..ah c'est quoi cette somme...c'est qui machin...ah ! non melle il vaut faut une attestation x...vous reviendrez le 31 janvier à 9h ...mais elle voit bien sur les papiers que je ne suis pas une demoiselle...elle me provoque? elle s'est tromppée de proie car j'aime u'on m'appelle mademoiselle...et en plus elle ne me demande même pas si je suis dispo le 31...fait chier à la fin...très vite son regard se dépose ailleurs...elle regarde hésite à appuyer sur le bouton ...elle doit penser fairee une pause car pedant les dix minutes où j'étais debout (je suis polie je ne m'assois jamais si on m'invite pas à le faire) elle n'arrêtait pas de souffler..ouf par ci ouf par là...elle ne comprends pas que je pourrais ne pas penser emmener ma carte d'étudiante (déjà déchiquetée) de l'année dernière! vous êtes mariée à un français? mais de quoi elle se mèle..elle n'a qu'à examiner la pile de papier que j'ai emmenée avec moi...c'est quoi çA..???regard interrogateur? j'avais du mal à voir ce qu'elle indexe avec mépris...ah ça...ça c'est un poème Madame...ah ! un poème ...vous aurez mieux fait de signer et de dater vos papiers melle au lieu de griffonner un poème au dos de vos papiers...je suis désolée vous me faites des copies de tout ça..et n'en profitez pas pour griffonner quoique ce soit ..oui même si c'est au dos...melle ici c'est une administration ..la poésie n'a pas sa place ici...vous me comprenez...vous revenez donc avec tout ça ..d'accord? au revoir...elle me tournait déjà le dos...je ne dis rien car je ne voulais pas gaspiller le peu d'énergie qui me restait pour rien...
je marche lentement je crois même tomber de fatigue...je m'arrête chez neutralia...(NATURalia....lapsus ...) ..Allez tout ce qui contient des vitamines (jus à volonté)...non malgré ma nervosité je prends du café et du chocolat tant pis...je prends tout ça en me disant que de toute façon c'est mieux que de tomber dans la déprime à cause de l'imbécilité des gens...
je reviens aux sources..à la nature ...pour chercher la paix intérieure..mais justement même cette osmose on me la facture trop cher!!
___________________
et j'ai terriblement envie de revenir au MAlongo CAfé ...je fantasme même sur une tasse de thé au jasmin ....!!!
Publié par annousti à 13:09:38 dans mes journées | Commentaires (57) | Permaliens
les épis...les épient
et les épices...pissent
J'ai arrêté de t'aimer
depuis le jour où ta mer
a débordé pour m'éroder
me souiller d'algues amères
m'empêchant de roder
au tour de tes rives rimées
j'ai arrêté de t'aimer
depuis cette nuit où ta lèvre
a avoué être vouée au sel
des silences givrants cruels
engloutant l'épave de ma fièvre
j'ai arrêté de t'aimer
jet ?
arrêt?
taie?
deux thés?
MAIS?
ces mots signes
d'une perpétuelle déviation,
inachevé détournement
de moi-même...
ces maux cygnes
de mes rêves de vigne
(improvisation à deux heures ; en un leurre)
Publié par annousti à 02:18:06 dans cinéma | Commentaires (18) | Permaliens
Des lits d'Arménie (extrait de Moi-même)
J'avais ouvert la porte sans me soucier de qui c'était celui qui frappait à une heure pareille. Enfin ! les stores était baissées et j'avais l'impression que de toute façon je ne pourrais jamais deviner si on est le jour ou la nuit. Abattue, j'avais les cheveux en broussaille, les yeux en petites sardines pourries, la bouche en framboise gelée de chez Picard. A peine le temps de mettre un pantalon. Les coups devenaient de plus en plus forts et j'avais peur de subir encore une fois la colère de mon voisin...(ah! mon voisin c'est une autre histoire)
Elle était là, devant moi, en larmes.
Elle regardait comme si je devenais invisible.
J'avais compris qu'elle essayait de retenir ses flots.
Je lui connais cet effort pour immobiliser les petites choses dont elle ne peut avoir le contrôle. Elle était là et je ne comprenais rien.
J'arrivais à peine à me souvenir de la date et du jour. Normal, après la nuit que j'ai passé hier avec tous ces mélanges et toutes cette fumée. O ces copines elle vont me tuer un jour. Il faut que je les marie toutes pour être enfin ...libre de mes fantasmes...car hier O hier j'étais à deux doigts d'embrasser Alice sans même m'en rendre compte ..hum Alice elle avait des lèvres exquises et ce gloss. dont elle abusait hum ce gloss qui me donne des envies de fraise à dévorer...oui à dévorer à m'en saouler...Alice avec tes délices et tes malices tu me fais tout ingurgiter à en perdre la tête...à devenir malade de tes salades ...à oublier qui je suis ! (...)
Toutes ses images de débauche s'étaient enchaînées très vite dans ma tête comme le rêve ...
une goutte que j'avais recueillie sur mon épaule m'avait poussé vers la surface vertigineuse de la scène...
devant la porte je la tenais dans mes bras et je ne comprenais pas...
je ne posais pas de question...les plus évidentes...comment m'avait-elle retrouvé ?...comment était elle venue jusqu'à moi sans se perdre ?...pourquoi pleurait-elle alors que j'avais pensé qu'elle allait bien suite à notre dernière communication ?...
j'avais pensé que j'hallucinais et que c'était probablement dû à ce médicament que mon médecin m'a recommandé pour mon mal des yeux...Non , non elle était bien là , très maigre dans sa longue robe en velours noir ...
j'étais pieds nus et je commençais à avoir des crampes, ma peau devenait une multitude d'infimes collines blondes...j'ai mis alors mes mains dans ses cheveux pour l'entraîner vers l'intérieur...j'avais senti quelque chose de gluant que j'avais pris pour du gel ou des gouttes de pluie alourdissant ses cheveux gras ...je sentis alors en même temps le pli près de mes yeux...la ride qui creuse un profond sillon dans mon front...L'étrange...j'ouvris les yeux pour vérifier ..mes doigts étaient rouges de ce rouge qui me donne le vertige...
Publié par annousti à 03:28:16 dans peau êtes | Commentaires (19) | Permaliens
Le cœur en coquille
Prends mon cœur mais
rappelle- toi
Je n'en ai qu'un
Prends soin de sa couleur
Ne lui fais pas la guerre
Il sait il saigne
Sans même avoir été
vraiment touché
Il se vide ...sur les pierres
Publié par annousti à 15:53:45 dans peau êtes | Commentaires (13) | Permaliens
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