....mais je ne te déteste point
je m'en vais car il était temps de s'en aller un peu
je m'en vais car mes ailes fragiles m'appelent à voler
même si je risque de tomber
même si je risque de m'écraser
sur l'asphalte des sens uniques
et des sens interdits
tu me l'avais dit
tu l'avais enfin remarqué
je suis une âme solitaire
mais je ne puis rester
au ras de la terre qui m'a marquée
j'ai besoin de m'exiler
ma vie est ainsi faite
désolée je ne puis te(n) traîner
dans ma course folle
pour rattraper mes bulles de savon
avant qu'elles ne crèvent au soleil
je voudrais m'y bercer
tant qu'elles ont la saveur
des fruits vermeils de mes sommeils
désolée je ne puis te transporter
sur mes ailes mille fois rapiécées
car la trace de la couture est vive
encore comme l'ancienne déchirure
"et je m'en vais
au vent mauvais"
je ne cherche pas à être sauvée
il y a un air qui m'appelle
un air qui gronde en moi depuis des mois
je m'en vais hisser les voiles
pour retrouver mon île perdue
mon parchemin contre l'amnésie
de ce que j'étais
de ce que je suis
je m' en vais
je ne mens pas
tu savais
en marge cet extrait venant de Cali:
"T'appelleras ça une mutinerie
J'ai précipité le capitaine par-dessus bord
Et je mets le cap très loin, très loin d'ici
Quand le bateau s'éloigne, j'entends ces cris encore
J'ai vu ton mouchoir blanc hissé, derrière ton chagrin retranché
Je ne tirerai pas lâchement sur les blessés
Je ne suis pas encore mort, on ne s'est pas entretué
Alors je selle ma monture, je repars à l'aventure " (je m'en vais)...photo prise quelque part sur la toile, écrit improvisé, au réveil...avant d'aller courir encore et encore
Publié par annousti à 09:37:12 dans peau êtes | Commentaires (7) | Permaliens
La philosophie, elle nous fait vivre sans une femme ou nous fait supporter celle avec qui nous vivons.
Jean de La Bruyère
Extrait des Caractères
Publié par annousti à 10:36:19 dans notes de lecture | Commentaires (19) | Permaliens
"Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l'Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer."
Franz Kafka
Publié par annousti à 10:29:40 dans notes de lecture | Commentaires (13) | Permaliens
...et ceux qui c-rêvent dans les é-gouts.........
Publié par annousti à 23:22:29 dans peau êtes | Commentaires (1) | Permaliens
...voilà c'est fait, Agnès...drôle d'instantané!!! chaque détail est de taille...le hasard fait bien les choses..
Publié par annousti à 15:48:57 dans la vie | Commentaires (13) | Permaliens
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