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Inès A.

Au café bleu de la poésie

suivez-moi | 02 avril 2006

 ...par ici , par ici,s'il vous plait...

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en marge:

À partir de 13 heures, la place de la République, transformée en village des organisations du Collectif "Uni-e-s contre l’immigration jetable" et de toutes celles qui travaillent à la solidarité nationale et internationale, sera le cadre d’un rassemblement contre la réforme de la politique d’immigration et d’un grand concert politique, avec AKLI D., BERNARD LAVILLIERS, CALI, DIDIER LOCKWOOD, DIDIER SUPER, DYONISOS, FIL, LA BRIGADE, LA RUE KÉTANOU, LADY LAISTEE, LOÏC LANTOINE, LO’JO, LOUISE ATTAQUE, (...)

Publié par annousti à 12:14:08 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (3) |

je ne peux faire que ....transférer publiquement | 02 avril 2006

Bonjour,

Ci dessous un témoignage très éclairant, pour répondre aux nombreuses  personnes qui ne comprennent pas mes déclarations rappelant que le  gouvernement à tout intérêt à ce que des supposés casseurs ou des  personnes appelées "banlieusards" cassent du manifestant pour faire  peur afin de limiter le nombre de personne prête à descendre dans la  rue.
Sans parler de l'amalgame possible par la suite, entre manifestants  et casseurs, qui cacherait les justifications à ce soulèvement  populaire et pourrait justifier la surdité du pouvoir.

Nicolas

    

Témoignage des magouilles des flics-casseurs en fin de manif parisienne.

de Émilie, étudiante en Anthropologie à Lyon II

Je suis allée à Paris le 23 mars 2006. La manif s’est bien passée et  il y avait du monde. Nous, gens de Lyon, de Grenoble, de Chambéry,  avons formé un beau cortège "Lyon tient son Paris". Certains  parisiens sont venus nous remercier d’être venus jusque là et nous  étions fiers, même si le gros des lyonnais était à Lyon, sous les gaz  des CRS.

Nous étions vraiment nombreux ! Puis, peu à peu, des vagues d’une  centaine de "casseurs", appelés au son de cornes de brumes,  dévalaient dans la foule, puis occupaient les lignes de bus !  Certains se sont fait voler ou frapper. À la fin de la manif, ils  étaient des centaines... Environ 3 000 CRS et gendarmes mobiles  bloquaient la place !

Les "casseurs" choisissaient une proie, fonçaient à 20, 30, 50, 100  sur lui (elle) et le (la) défonçaient et le dépouillaient ! Les  forces de l’ordres s’en sont pris plein la gueule aussi mais les  premiers visés étaient les manifestants. Les manifestants sortaient  de la place tant bien que mal mais certains restaient à l’intérieur.  Des voitures ont commencé à brûler, les vitrines à péter. Mon groupe  a décidé de partir à la gare et je suis restée avec une amie car des  potes à moi étaient à l’intérieur.

Les flics bloquaient l’accés à la place à tout le monde. Les passants  nous ont accusés d’être les fauteurs de trouble, de faire repartir le  bordel des banlieues ! On a dû leur expliquer qu’on était dans la rue  car on n’en peut plus de vivre avec 300 euros par mois et d’être pris  pour des cons ! Trois casseurs se sont précipités dans la rue, ils  ont été interpellés puis sont passés... carte de Police à la main !  Là, on a halluciné, les mecs étaient vraiment chauds ! On s’est  faufilé aprés eux car je voulais absolument rejoindre ma pote ! Un  flic nous a avertis que si on repassait par là, il nous arrêterait.  Il n’y avait plus rien ! Les pompiers éteignaient les voitures mais  les casseurs étaient tous partis. Tout était calme...

J’ai rejoint les quais, il ne restait plus que des manifestants en  état de choc. On a voulu sortir, mais les camions de flics nous  prenaient en sandwich et nous empêchaient de sortir ! Je me suis  avancée vers l’un d’entre eux pour lui expliquer qu’on n’était pas  d’ici, qu’on hallucinait, qu’on voulait se barrer de cette ville de  merde. Il nous a dit d’arrêter de sourire ou que ça risquait de mal  tourner. Nous étions piégés ! Pourtant ils voyaient bien qu’il ne  restait plus qu’une centaine de manifestants apeurés. Les flics ont  commencé à nous filmer et étaient morts de rire face à notre  incompréhension et à notre terreur. Ils ont commencé à charger sur ma  droite et la foule s’est précipitée contre l’autre cordon de CRS. Une  fille, paniquée, leur a demandé des informations, elle s’est fait  gazée, puis le gendarme s’est excusé ! Mes genoux claquaient. Le  cordon de flics s’est dissous, nous avons couru mais d’autres ont  débarqué et ont fait barrage. En fait, ils nous déplaçaient contre le  commissariat...

Les cordons se resserraient contre nous, ça hurlait dans tous les  sens, deux filles voilées pleuraient. J’avais peur que l’un de nous  tombe , que l’on meure étouffés ou piétinés... Les médias étaient  parmi nous et nous canardaient de flashs, surtout dès qu’on hurlait.  Les flics nous compressaient violemment pour qu’on se révolte et que  les médias puissent prendre des photos ! Morts de trouille face aux  assauts des forces de l’ordre, nous avons levé nos mains au ciel...  Là, ils ont paru bien emmerdés ! Les flash fusaient toujours...

Un flic avec un fort accent de banlieue nous a dit de ne pas paniquer  (très drôle), qu’on allait juste vérifier nos identités, que l’ordre  de se disperser avait été donné plus d’une demi-heure auparavant et  qu’il ne fallait pas nous étonner. Puis vint l’heure de la mise en  scène médiatique ! 5 ou 6 flics rentraient en trombe parmi nous, se  jetaient sur un mec, le plaquaient violemment au sol. Là, ils  attendaient trente secondes, le temps des photos, puis viraient le  mec. Ca a duré plus de deux heures. Je tiens à préciser que les  arrestations se sont placées dans un ordre bien précis : ils ont  commencé par les noirs, puis par les arabes, suivis des mecs qui  avaient des dreads ou les cheveux longs, la violence était également  graduée. Un gars s’est fait piétiné sous nos hurlements. C’était  vraiment très violent..

Nous étions toujours filmés par les flics morts de rire. Ils  évitaient tout de même de nous regarder dans les yeux. Par dessus la  masse de casques de flics, le drapeau français flottait ; une drôle  d’impression m’a serré le bide.... Une bande de 6 "racailles" est  sortie escortée de la cour du commissariat. Ils se sont retrouvés  avec nous, on a traité les flics de racistes, les gars scandaient  artificiellement qu’ils n’étaient pas dans la manif. Ils se sont  glissés dans un coin, 5 CRS les ont fait sortir discrètement (nous  sommes 3 ou 4 a avoir vu la scène), une fille s’est accrochée à eux  pour sortir, les flics sont allés la chercher et l’ont remise dans le  cercle, les gars sont partis sous l’oeil complice des flics. Je  hurlais sur un photographe, le traitait de collabo, de traitre. Il  m’expliqua qu’il prenait juste des photos, qu’il n’écrivait pas les  textes dessous, que parfois c’était utile, comme pour le syndicaliste  dans la coma par exemple. Je me calmais, je voulais qu’il m’explique.  Il m’a confirmé qu’il leur fallait des photos, que Sarkozy sait ce  qu’il fait quand il ordonne de ne s’en prendre qu’au manifestants,  que tout le monde sait que les RG sont avec les casseurs, sont dans  toutes les manifs, dans toutes les AG. Je lui répondais que non, que  moi, je ne savais pas, en tout cas pas à ce point !

Nous commencions à comprendre tous ce business, certains flics sont  des "casseurs", des RG infiltrés pour embraser la foule, certains  "casseurs" doivent avoir des arrangement avec eux pour nous taper sur  la gueule dans les manifs (ça passe toujours mieux au JT plutôt que  ce soit les CRS ou GM qui nous fracassent) et puis il y a les  moutons, ceux qui suivent juste pour se divertir... Ils ont fini par  me prendre par le bras pour m’interpeller, enfin ! Le flic était  surpris que je vienne de Bron, je gardais le silence face à sa voix  toute douce, il m’a souhaité un « passez une bonne soirée  mademoiselle », sourire charmeur à l’appui, comme si tout cela était  tout à fait normal, comme s’il avait l’habitude ! Il était 20 heures,  l’heure des infos. Mes deux amies sont sorties juste après moi, mais  nos deux potes, eux, n’étaient pas dans la rue...

On les a appelés, ils étaient dans un fourgon et allait être  dispatchés dans des commissariats, ils ne savaient ni quand ni  pourquoi, mais on les laissait répondre au téléphone. On a donc loupé  notre train qui partait à 20h, on les a attendus jusquà 22h puis on a  pris le dernier TGV pour Lyon. Un des deux a été relâché vers minuit,  aprés avoir été transporté dans plein de cellules ; on lui a demandé  s’il reconnaissait avoir perturbé l’ordre public puis on l’a relâché.  Il n’avait toujours pas de nouvelles du dernier. Ils étaient de  retour aujourd’hui.

    

Publié par annousti à 11:55:21 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (1) |

gains-bourg.....aie un bleu àl'oeil | 29 mars 2006

"Je suis venu te dir'que je m'en vais
et tes larmes n'y pourront rien changer
comm'dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
je suis venu te dir'que je m'en vais
tu t'souviens des jours anciens et tu pleures
tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais
oui je suis au regret"
d'te dir'que je m'en vais"

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ça y'est je déménage...je suis déjà partie je crois ....ce n'est pas une question d'affaires...tout est dans la tête.....etfranchement je ne sais pas pourquoi parfois mes tresses ne peuvent rien à ma tristesse face à ce monde qui change constamment...et même ici je ne me sens plus bien à mon aise...plus envie de mettre des photos..plus envie de mettre grand chose...juste que près du canal l'air est frais que l'on se sent sûrement pousser des ailes...un air qui ennivre..."chanter quelqu'un qui s'en va / pour ne pas arrêter de vivre" (CHANTER, Obispo ou Pagny? non Florent plutôt)

Publié par annousti à 12:54:17 dans musique | Commentaires (8) |

la main dans la main...un avenir couleur de barricades | 27 mars 2006

G-rêve géné-rale...enjeux et cie

Publié par annousti à 23:58:31 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (3) |

lieberta | 26 mars 2006

"Tu sais qu'il y a un bateau qui mène au pays des rêves
Là-bas où il fait chaud, où le ciel n'a pas son pareil
Tu sais qu'au bout cette terre
Oh oui les gens sèment
Des milliers d'graines de joie où pousse ici la haine
On m'avait dit p'tit gars
Là-bas on t'enlève tes chaînes
On te donne une vie
Sans t'jeter dans l'arène
Comme ici tout petit après neuf mois à peine
On te plonge dans une vie où tu perds vite haleine
Alors sans hésiter
J'ai sauté dans la mer
Pour rejoindre ce vaisseau
Et voir enfin cette terre
Là-bas trop de lumière
J'ai dû fermer les yeux
Mais rien que les odeurs
Remplissaient tous mes vœux
(...)

Pour arriver enfin à ces rêves d'enfants
Qui n'ont pas de limites comme on a maintenant
J'ai vu des dauphins nager dans un ciel de coton
Où des fleurs volaient caressant l'horizon
J'ai vu des arbres pousser remplaçant les gratte-ciel
J'ai vu au fond de l'eau une nuée d'hirondelles

(...)"

PEp's "LIBERTA", album:au sourire de l'âme

 

Publié par annousti à 12:32:10 dans musique | Commentaires (5) |

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