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Inès A.

Au café bleu de la poésie

InèsFM

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Compteur détraqué

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botte de foin

combien êtes- vous en ligne et d\'où me lisez-vous?

J'ai chaud | 09 mai 2006


ça brûle ça brûle...


la bretelle, l'épaule...j'enlève tout...je sors avec ma plus belle tenue...habillée de mes grains de beauté que j'ai jamais comptés!


et je chante le lundi au soleil aucun rapport avec cette chanson qui évoque certains souvenirs de plage et de coquillages au fond de moi..

...(la photo viendra)

___________________-->

Publié par annousti à 00:47:53 dans amour toujours | Commentaires (4) |

(avec Georges) | 08 mai 2006




Non, ce ne sont pas mes dessins d'enfant...ni ceux d'Eva , non plus!

Publié par annousti à 18:23:21 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (7) |

I don't know | 08 mai 2006



...if i can fly...? (une vraie question)

______________

chanson que j'allais mettre dans la nouvelle rubrique, nostalgies...elle me rappelle un ami perdu de vue. Ah ces hommes!

Publié par annousti à 17:59:56 dans musique | Commentaires (3) |

Lui, le clown, il me dira (Qui me dira chanté par Nicole Croisille) | 08 mai 2006



parce qu'il est mon clown à moi.Il ira pour moi décrocher toutes les étoiles.

Publié par annousti à 17:46:19 dans nostalgies et autres pensées bordéliques | Commentaires (5) |

la dague ou la drague | 07 mai 2006

...



c'était une question d'air...

une histoire qui commence....alors qu'on y pensait pas du tout...



elle s'appelait Ariane..

une fille comme tant d'autres mais si folle si débordante de délires et de désirs...

tous les jours elle passait devant la même boutique de jouets,

le genre de villages pour enfants dociles et moins dociles..surtout gatés...comme celui pas loin du boulevard Haussman.

Dans une vitrine, un clown en pantin désarticulé se mettait à se mouvoir quand elle passait

elle n'avait

rien remarqué au départ..

un jour elle s'arrêta pile devant la boutique pour attacher ses lacets défaits....qui se défont souvent , toujours même puisqu'elle ne fait que courir...toujours courir...(pourquoi?)

elle s'arrêta et puis une fois les noeuds faits , elle leva la tête ...et ... elle croisa le regard ému du clown ...elle ne pouvait le supporter..y avait quelque chose de culpabilisant d'infiniment triste...malgré le sourire...car le sourire était fissuré...il y avait une felure douloureuse.

le jour suivant elle avait un noeud au fond de la gorge...elle sentit qu'elle ne pouvait plus jamais passer devant cette vitrine...elle était passée quand même. elle s'était même arrêtée.

depuis elle passait tous les jours...le coeur battait. le coeur battait à nouveau..

le soir elle pensait à sa peluche..sa peluche elle pensait toujours à sa peluche alors que

cette peluche préférait prendre le train pour une île au nord...

elle pensait à sa peluche

sa peluche ne cherchait même pas à accompagner ses nuits de solitude...

elle avait quelque chose d'arrogant et d'incroyablement égoiste cette peluche

..elle n'était pas réactive...elle ne souriait pas, ne parlait pas et ne répondait même pas quand on pince son oreille gauche ...sa peluche, un petit ours mais ailleurs on ne veut pas de ses ours!

Ariane avait décidé de

ne pas attendre le retour de sa peluche.

il suffisait de regarder le JOurnal télévisé de france 2.

la décision fut prise.

quelques jours...tout s'était joué en deux semaines..un mois peut-être



le dimanche ...c'était un dimanche ...il fallit que ce soit un dimanche.

elle courut , elle eut besoin

qu'on la prenne dans des bras ,

qu'on la prenne dans des draps

quelque chose la rongeait

des frissons la perturbaient

ses nuits ressemblaient à des spasmes

peur que le coeur ne s'arrête de battre

par trop de vide par un creux avide

le besoin se mêlait à l'envie

envie d'avoir envie

de donner vie à un clown triste

c'était un dimanche

tout était fermé

elle s'est cogné contre la porte

elle frappait fort

personne n'ouvrit

elle avait alors enlevé ses chaussures de plomb

et les avait jeté sur la vitrine...

l'alarme s'est déclenchée...

tant pis

elle ne pouvait plus contrîoler l'envie de vol.

le temps se décomptait

comme son sang sur l'asphalte

elle courut les pieds nus comme elle ne l'avait jamais fait.

elle s'était caché dans une bouche d'égouts...

à bout de souffle

tout en sueur...

dans sa course elle pressait le clown contre sa poitrine..

il y avait quelque chose de maternel...

il avait quelque chose d'attendrissant

ils avaient Faim , très faim....

au petit matin les larmes du clown avaient disparu

il avait enfin un vrai sourire

il n'était plus un simple clown désarticulé...

et elle avait à nouveau des étoiles roses sur le corps et des soleils dans les yeux.

Ariane avait besoin de sa douceur , comme lui avait besoin de ses mains.

elle sait enfin

qu'il faut cueuillir le bonheur là où il se trouve.

il ya des terres qui donnent l'illusion

d'offrir à la vue des champs de coquelicots

mais les coquelicots ne sont que chimères amères.

il faut en posant le pas

détecter les terres stériles

où les mots se muent en mines minantes et morts imminentes...






__________________

dessin de witko (sad moon) dont je salue le talent encore une fois...(je vous conseille de cliquer le lien est dans mon blogroll)

Publié par annousti à 13:06:07 dans amour toujours | Commentaires (6) |

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