Publié par annousti à 14:15:20 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (8) | Permaliens
Publié par annousti à 18:12:37 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (6) | Permaliens
notez dans vos agendas!
la fête de la musique
avec la chorale la clef des chants ensemble c'est ...du délire...c'est tout simplement ...magnifique...
Amphithéâtre Richelieu à 13h (le 21)
place Léon Blum (devant mairie 11ème) à 19h
Publié par annousti à 13:08:52 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (4) | Permaliens
De là où je suis, il a plu des cordes. Une tempête dans un flacon.
De là où je suis, derrière ma fenêtre, je vois des existences s’agiter dans l’immeuble en face. Combien d’étages ? Je suis mauvaise en calcul.
De là où je suis-je vois une femme qui pleure, en face d’elle un homme est en colère. Il casse tout. Son visage est tout rouge. Serait-il un amant, un mari jaloux ou…son père ?
De là où je suis, je vois une femme inquiète, la main sur le ventre. Un petit ventre. Elle s’interroge sur le destin de ce fruit. Fruit de l’anamour. Fruit rongé déjà, trop tôt par le ver. Doit-elle piétiner ses principes et ses convictions et se débarrasser de ce coquillage qui sera plus tard ne coquille lourde à porter et dont elle ne peut assumer la responsabilité ?
De là où je suis, je vois une femme parlant toute seule. Non elle chante. Mais comment peut-elle chanter avec un masque d’argile verte sur le visage ? Sa peau devrait tirer. Les cheveux enveloppés dans une serviette de bain chaude de la même couleur que son peignoir : blanche. elle n’avait pas bien gommé les traces de sa teinture : henné avec des reflets acajou. Là, elle se fait même les ongles en souriant. Elle devrait être une femme amoureuse ou du moins devrait elle avoir un rendez-vous galant ce soir. Elle aurait dû faire la connaissance de son voisin qui est toujours malheureux en amour car trop sensible, trop timide et trop beau par-dessus le marché. Il en finira avec les filles qu’il cherche à « allumer » sur le net en montrant constamment son petit oiseau devant son écran d’ordinateur…fruit rouge jamais cueilli, fruit qu’il n’aurait jamais eu le courage de montrer dans la vraie vie.
De là où je suis, je vois une vieille dame devant sa TV en train de boire son thé. Elle fait tomber la théière. Morceaux de porcelaine par terre, la Pompadour est séparée de son cavalier. La main de la vieille dame tremble beaucoup. Quelqu’un lui a offert du chocolat. Le paquet n’est pas défait. Joyeux noël. Peut-être je n’ai pas bien vu ? Pourquoi ne l’a-t-elle pas déballé ? Tient-elle au cadeau parce qu’elle en reçoit rarement ? Peut-être son médecin lui a interdit le chocolat ? J’ose espérer qu’il y a au moins une personne qui a pensé à elle pour noël. La théière est encore par terre. Le thé s’est déversé et continue sa course vers le bord de la table. A deux doigts, une prise d’électricité. La vieille dame reste immobile. Je me demande ce qu’elle attend. Elle se retourne, son regard est absent. Elle bouge un peu. Ce n’est pas son bras que j’ai vu mais une béquille. La béquille finit par tomber et entraîne dans sa chute grand-mère
De là où je suis, je vois dans une chambre au papier peint vert pomme, une femme en nuisette. Elle caresse son compagnon qui est sous des draps avec des motifs, des églantines. Plutôt elle embrasse sa copine. Ça va être chaud ce soir. On aura une nuit ardente. Des menottes sur la table de chevet, des écharpes aussi.
De là où je suis-je vois au dernier étage une enfant avec une robe en velours rouge et des chaussettes blanches, très blanches avec des étoiles jaune dessus. Elle avait un air de profonde méditation. Surprenant d’avoir cet air à son âge. Elle devrait avoir sept ans pas plus. Dans la chambre voisine un jeune couple, la trentaine au maximum. L’homme ressemble « vachement » à l’homme du premier étage. En tout cas le couple se dispute. Sur la table traîne un grand couteau et un gros trousseau de clefs. La petite fille est entrain du aire du coloriage maintenant. Elle n’utilise que deux couleurs le rouge et le noir. Elle déchire son dessin. Elle crie. Personne ne l’entend. On dirait que l’on a des oreilles pour être sourd ! Elle cherche un autre jeu dans l’armoire. JE la vois sortir un baladeur. Elle met un Cd une adolescente croquant une fraise. Alizée. Ah les filles d’aujourd’hui grandissent très vite ! je vois dans ses mains un objet rouge que j’ai d mal à voir. Mes yeux se plissent. C’est Maya mais en version modifiée. Un brassage entre abeille et coccinelle.
De là où je suis- je verrouille mes yeux, je bouche mes oreilles, et pour ma bouche pas de problème, je suis aphone. Pour le reste… ça rouille partout.
Soufflez ou Souffrez.
Publié par annousti à 21:27:24 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (3) | Permaliens
Un choeur de galets sous des falaises instables.
L’eau est glaciale et pourtant je pousse la chose jusqu’au bout. Ce n’est pas la méditerranée mais les côtes d’albâtre. Aux nuances bleues se substituent des nuances de vert. Des éclaircies et le vert se mue en une constellation d’émeraudes.
Je marche. Je n’arrête pas. Je dois côtoyer les voitures maintenant. De l’Epte je passe à la Seine. Un château sur la Seine, je n’ai jamais pensé que l’on puisse avoir des idées aussi sensées. Là aussi la guerre a laissé des ruines belles et rebelles. Elles résistent à la corrosion. merveilleusement bien. Mais je peine à imaginer comment c’était avant et ce qu’il en resterait demain.
Allez plutôt poser cette question à Against et à tous ceux qui sont partis sans laisser d’adresse.
Publié par annousti à 11:25:01 dans les rendez-vous d'Inès | Commentaires (6) | Permaliens
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