Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Inès A.

Au café bleu de la poésie

InèsFM

Loading

Compteur détraqué

Depuis le 01-10-2005 :
425799 visiteurs
Depuis le début du mois :
3129 visiteurs
Billets :
517 billets

botte de foin

combien êtes- vous en ligne et d\'où me lisez-vous?

Poètes, chargez vos armes! | 07 novembre 2008

LA POÉSIE EST UNE ARME CHARGÉE DE FUTUR 

Quand plus rien de personnellement exaltant n´est attendu,
Plus on palpite et plus on est  proche de la conscience,
Existant comme un fauve, aveuglement affirmé,
comme un pouls qui frappe les ténèbres

quand on regarde en face
les vertigineux yeux clairs de la mort,
on dit les vérités :
Les barbares, les terribles, les amoureuses cruautés

On dit les poèmes
qui élargissent les poumons de tous ceux qui,
 asphyxiés,
demandent à être, demandent du rythme,
demandent des lois pour ce qu´ils éprouvent d´excessif. 
Avec la vitesse de l'instinct,
avec l´éclair du prodige,
comme une évidence magique, ce qui est réel nous transforme
en ce qui est identique  à lui-même. 
Poésie pour le pauvre, poésie nécessaire
comme le pain de chaque jour, 
comme l'air que nous exigeons treize fois par minute, 
pour être et tant que nous sommes
 donner un oui qui nous glorifie

Parce que nous vivons par à-coups, parce que c´est à peine s´ils nous laissent
dire que nous sommes ceux qui nous sommes,
nos chants ne peuvent être, sans péché, un ornement.
Nous touchons le fond.
Je maudis la poésie conçue comme un luxe
culturel par ceux qui sont neutres
Ceux qui, en se lavant les mains, se désintéressent et s´évadent.
Je maudis la poésie de celui qui ne prend pas parti jusqu'à la souillure.

Je fais miennes les fautes. Je sens en moi à tous ceux qui souffrent
et je chante en respirant.
Je chante, et je chante, et en chantant par delà mes peines
personnelles, je m'élargis.
J´aimerais vous donner la vie, provoquer de nouveaux actes,
Et je calcule en conséquence, avec technique, ce que je peux faire.
Je me sens un ingénieur du vers et un ouvrier
qui travaille avec d'autres l'Espagne dans ses aciers.
 
Telle est ma poésie : poésie- outil
a la fois battement du coeur de l´unanime et aveugle.
Telle est, arme chargée de futur expansif
avec laquelle je vise ta poitrine
Ce n'est pas une poésie pensée goutte a goutte.
Ce n'est pas un beau produit. Ce n'est pas un fruit parfait. 
C´est similaire a l'air que nous respirons tous
et c´est le chant qui donne de l´espace a tout ce nous portons en nous.
  Ce sont des mots que nous répétons en les sentant
nôtres, et ils volent. Ils sont plus de ce qu´ils nomment.
Ils sont le plus nécessaire : ce qui n'a pas de nom.
Ce sont des cris au ciel, et sur terre ce sont les actes. 


Gabriel Celaya
 

Publié par annousti à 11:12:28 dans peau êtes | Commentaires (1) |

¡ No te dejes morir lentamente ! | 25 octobre 2008

Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n'écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver

grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l'habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d'émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux

et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu'il est malheureux

au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd'hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d'être heureux!

 

Pablo Neruda  Prix Nobel de Littérature

1971

2004 centenaire de sa naissance

     

Muere lentamente quien no viaja,
quien no lee,

quien no oye música,

 quien no encuentra gracia en sí mismo.

Muere lentamente

quien destruye su amor própio,

quien no se deja ayudar.

Muere lentamente

quien se transforma en esclavo del hábito

repitiendo todos los días los mismos trayectos,

quien no cambia de marca,

no se atreve a cambiar el color de su  vestimenta

o bien no conversa con quien no conoce.

Muere lentamente

quien evita una pasión y su remolino de emociones,

justamente éstas que regresan el brillo a los ojos

y  restauran los corazones destrozados.

Muere lentamente

quien no gira el volante cuando está infeliz con
su trabajo, o su amor,

quien no arriesga lo cierto ni lo incierto para ir
atrás de un sueño

quien no se permite, ni siquiera una vez en su vida,

huir de los consejos sensatos...

¡ Vive hoy !

¡ Arriesga hoy !

¡ Hazlo hoy !

¡ No te dejes morir lentamente !

¡ NO TE IMPIDAS SER FELIZ

 

Publié par annousti à 14:37:40 dans peau êtes | Commentaires (3) |

Neruda au coeur | 25 octobre 2008

Si Tu Me Olvidas

SI TÚ ME OLVIDAS
QUIERO que sepas
una cosa.


Tú sabes cómo es esto:
si miro
la luna de cristal,la rama roja
del lento otoño en mi ventana,
si toco
junto al fuego
la impalpable ceniza
o el arrugado cuerpo de la leña,
todo me lleva a ti,
como si todo lo que existe,
aromas, luz, metales,
fueran pequeños barcos que navegan
hacia las islas tuyas que me aguardan.


Ahora bien,
si poco a poco dejas de quererme
dejaré de quererte poco a poco.


Si de pronto
me olvidas
no me busques,
que ya te habré olvidado.


Si consideras largo y loco
el viento de banderas
que pasa por mi vida
y te decides
a dejarme a la orilla
del corazón en que tengo raíces,
piensa
que en ese día,
a esa hora
levantaré los brazos
y saldrán mis raíces
a buscar otra tierra.


Pero
si cada día,
cada hora
sientes que a mí estás destinada
con dulzura implacable.
Si cada día sube
una flor a tus labios a buscarme,
ay amor mío, ay mía,
en mí todo ese fuego se repite,
en mí nada se apaga ni se olvida,
mi amor se nutre de tu amor, amada,
y mientras vivas estará en tus brazos
sin salir de los míos.


Pablo Neruda


Si tu m'oublies

Si tu m'oublies
je veux que tu saches
une chose.


Tu sais ce qu'il en est:
si je regarde
la lune de cristal, la branche rouge
du lent automne de ma fenêtre,
si je touche
près du feu
la cendre impalpable
ou le corps ridé du bois,
tout me mène à toi,
comme si tout ce qui existe,
les arômes, la lumière, les métaux,
étaient de petits bateaux qui naviguent
vers ces îles à toi qui m'attendent.


Cependant,
si peu à peu tu cesses de m'aimer
je cesserai de t'aimer peu à peu.


Si soudain
tu m'oublies
ne me cherche pas,
puisque je t'aurai aussitôt oubliée.


Si tu crois long et fou
le vent de drapeaux
qui traversent ma vie
et tu décides
de me laisser au bord
du coeur où j'ai mes racines,
pense
que ce jour-là,
à cette même heure,
je lèverai les bras
et mes racines sortiront
chercher une autre terre.


Mais
si tous les jours
à chaque heure
tu sens que tu m'es destinée
avec une implacable douceur.
Si tous les jours monte
une fleur à tes lèvres me chercher,
ô mon amour, ô mienne,
en moi tout ce feu se répète,
en moi rien ne s'éteint ni s'oublie,
mon amour se nourrit de ton amour, ma belle,
et durant ta vie il sera entre tes bras
sans s'échapper des miens.


Traduction de Ricard Ripoll i Villanueva

________________

 

P.S. http://www.allende100.org/

Publié par annousti à 14:27:46 dans peau êtes | Commentaires (2) |

"J'essaie de faire s'ouvrir les fleurs qui me poussent dans la tête" | 15 octobre 2008

Last days
mercredi, 15 octobre 2008 à 22:30
Rediffusion lundi 27 octobre à 03H00 et jeudi 6 novembre à 03H00
(Etats-Unis, 2004, 93mn, VOSTF)
ARTE F

Regards critiques:

 

Synopsis : Musicien replié sur lui-même, Blake (Michael Pitt) traverse les derniers jours de sa vie comme un somnambule. Il surgit sans cesse de sa grande maison de pierre pour errer dans la forêt, tente ainsi d'échapper à l'énorme pression qu'exercent sur lui son manager, ses amis, bref, tout son entourage.

Critique : "Last days" commence en pleine nature, près d'une petite cascade. Dans un plan d'ensemble pris de l'autre bord, on voit un jeune homme aux longs cheveux blonds, vêtu seulement d'un pantalon de pyjama et d'un tee-shirt. Il retire tout, sauf son caleçon, et nage quelques instants. Puis il déambule à travers la forêt, passe la nuit près d'un petit feu de camp où il se réchauffe et fait sécher ses vêtements. Au matin, il prend le chemin du retour. La caméra le suit au plus près. Il arrive à hauteur d'une grande maison de pierre, y entre. C'est là qu'il vit, manifestement. Dans la cuisine, il prépare son déjeuner. Puis il range les corn-flakes dans le frigo, laisse le lait sur la table... Son comportement paraît confus. Sur le frigo, une fiche indique « Le fusil est en haut dans la chambre ». Jusqu'ici, le jeune homme blond peut passer pour un tire-au-flanc qui se la coule douce. Impossible encore de deviner qu'il s'agit d'un musicien génial qui fléchit sous l'énorme poids de la célébrité. Mais peu à peu, les choses se précisent...

Avec ses trois derniers films "Gerry" (2002), "Elephant" (203) et maintenant "Last days", le cinéaste américain indépendant Gus Van Sant a créé un cinéma qui exige du spectateur une perception nouvelle. Pour "Elephant", où il revient sur le massacre du lycée de Columbine à Littleton, le cinéaste a reçu la Palme d'Or à Cannes. Il est ainsi parvenu à concevoir des films qui interpellent autrement le spectateur, et font appel à une autre partie du cerveau que ce qui est habituellement le cas. Avec ses montages sonores très travaillés, l'absence quasi-totale d'intrigue et de dramaturgie, il parle plus au subconscient du spectateur qu'à son esprit conscient. Ces films ne livrent pas de thèse « prête à consommer », ils soulèvent plutôt des questions, suscitent des états d'âme. Ils font vivre au spectateur une expérience fascinante, pourvu qu'il s'y abandonne et fasse preuve d'un peu de patience.

"Last days" s'inspire des derniers jours du chanteur du groupe Nirvana Kurt Cobain avant son suicide en 1994 à Seattle. Mais Gus Van Sant n'a pas fait de recherches approfondies sur la mort du chanteur, car son intention n'était pas de faire un documentaire, mais plutôt de s'inspirer librement de faits réels. Son film est comme un poème triste et troublant qui se décline en plusieurs actes. Faisant preuve d'une grande finesse, le cinéaste ne montre ni scènes de prises de drogue ni celle du suicide proprement dit. Il se concentre totalement sur l'état de somnambulisme de Blake – évidemment provoqué par la drogue – et le suit sans relâche dans les pérégrinations de ses dernières heures. « Le succès, c'est subjectif », dit Blake dans le film à l'un de ses amis. Ce succès, Blake le paie au prix fort, au prix de sa vie. 

Nana A.T. Rebhan

 

 


"Le rock 'n' roll est mort et on ne se sent pas très bien à la sortie de ce film que Gus Van Sant dédie à la mémoire de Kurt Cobain, disparu en 1994. Comme dans les deux précédents films du cinéaste Elephant, palme d'or ici même en 2003, et Gerry, sorti en 2004, le scénario s'inspire de faits réels relatés par les médias. Et improvise avec les matériaux de l'imaginaire. Last Days n'est pas une biographie du musicien. À peine une proposition tant le parcours intérieur de cet homme déjà en fuite de lui-même ne peut se concevoir au crible de la raison. De ses émotions restent l'écume et le mystère des jours, les derniers jours.

Seul dans une forêt obscure, un jeune homme, que l'on croirait bien éloigné du milieu de sa vie, vomit entre les arbres. On le suit tandis qu'il glisse vers des rapides. Filmés de l'autre rive, son corps vulnérable, sa marche bancale ne vaudraient pas grand-chose s'il était un

animal dans la jungle. Mais il se trouve dans une nature aussi enchantée que celle

décrite par le poète Thoreau. Et c'est en humain qu'il contemple les chutes d'eau et ajoute à leur vitalité un pauvre filet d'urine. Il marmonne, chantonne, minuscule dans sa tentative de vivre sur terre. Au coeur de ces terres justement, un grand manoir de pierre dont la façade en impose, à l'inverse de l'intérieur délabré où l'on verra Blake le musicien (Michael Pitt) errer dans ses fantasmes avec quelques membres de son groupe auxquels il est indifférent jusqu'à la transparence.

Plus solitaire, plus fantomatique, plus fou encore que Hamlet dans son Elseneur, Blake ne peut plus rien dire de son histoire. Et puis ce serait trahir le vrai Kurt Cobain. Celui dont la légende sulfureuse a donné lieu à des flots d'explications vaseuses, d'ordures parfois. Gus Van Sant ne nous en livrera que des fragments infimes, des signes comme abandonnés et laissés sur la rive par des voies extérieures. Quelques visiteurs viennent de l'autre monde, celui où l'on démarche les clients pour les publicités des pages jaunes, où des chrétiens prosélytes qui se nomment tous Elder Friberg déversent leurs contes à dormir assis, où le téléphone ne sonne que quand ça urge pour la future tournée, un morceau de contrat, un bout de famille.

Vêtu des oripeaux de sa propre tragédie, Blake sait qu'il a perdu quelque chose en route. De quoi se souvient-il ? Peut-être cette campagne, cette maison ont-elles un jour représenté le rêve de tout groupe qui grimpe : assez d'argent pour s'offrir l'amitié, la paix et la joie du rock. Il y aurait des lits partout, des guitares posées dans le salon, de la dope et des plâtrées de macaronis au fromage. Et de la musique. Gus Van Sant a choisi note par note celle de son film, avec les conseils de Thurston Moore de Sonic Youth. Les chansons d'amour au sirop sont interprétées par le groupe de jeunes Noirs Boyz II Men, Lou Reed et le Velvet Underground distillent le poison de Venus Furs. L'acteur Michael Pitt, lui-même musicien, révèle son talent.

Tout ce que nous aimons retrouver chez Gus Van Sant se tient dans le lieu unique d'où il compose cette méditation. Sons décalés, caméras qui ne s'empressent pas de saisir ce qui ne passe pas dans leur champ, sensibilité des acteurs. On sent à chaque

seconde le respect qu'il leur porte. Point d'interrogation fêlé, Blake n'est jamais ridicule. Filmé à distance ou de trop près, derrière des vitres ou de guingois, il offre pour seule certitude sa souffrance. Si Gus Van Sant parvient

à ce que les clichés du rock 'n' roll qu'incarne Blake s'effacent sous le pouvoir de ses démons, leurs oeuvres sont mornes. Restent quelques accords et un peu de cendre."

Dominique Widemann

Publié par annousti à 20:28:18 dans cinéma | Commentaires (0) |

Chanter à l'envers | 15 octobre 2008

 

Premier accord Je marche dans une sombre nuit

Où toutes les lanternes deviennent sceptiques

Où toute musique devient bruit

Et la lumière L'enfer

 Là bas Ma vie je la bâtis elliptique Me console alors le pas d'un chat

Qui me suit et croit en mon cœur

Serait –il noir quand il aboie

Je l'aimerai dans toute sa splendeur

à la lueur de mes émois et des murs moirés de soie

 

 

 

 

Publié par annousti à 14:49:49 dans peau êtes | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| >>

y naissent des mots déments





Creative Commons License



Référencé par Blogtrafic 

cliquez/adoptez

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03