quand je l'écoute...c'est une merveille. un diamant pur. quand j'écoute ces airs me revient alors l'ambiance des cafés et des terrasses...les gens accroupis, assis sur des tapis.. les voisines et leurs murmures. les joues qui rougissent quand on parle d'amour. les enfants qu'on chasse quand on parle d'amour et de fêtes...des joues qui rougissent devant le ventre qui trahit la présence du fruit des nuits d'amour qui ne semblent se tramer qu'avec cette présence presque divine de cette diva. cette Diva qui aurait pu rendre jalouses des femmes et des femmes. ces femmes n'avaient d'autres choix que reprendre le chemin de la mélodie pour séduire...S'habiller de la dentelle du luth pour préparer le terrain... il me revient des échos lointains de cette ambiance qui ne coûte presque rien..un parfum d'un grand jasmin dont les feuilles d'un vert pur et les fleurs blanches et soyeuses forment une belle parure aux murs de brique et des plaisirs pour les yeux des passants... il me revient ces chants de narguilets... des regards échangés avec le rituel du thé à la menthe et au pignon. Les mains ridées par le soleil destribuent les cartes. le Rami est de rigueur. il y a aussi des dès et des jetons qu'on lance. les voix se mèlent au morceau... on voit aussi des têtes qui tanguent et parfois une phrase que l'on crie "Allah Allah yà Sitte" (interjection que l'on peut traduire "O MAdame que c'est beau ce que tu nous chantes"...et si cette Dame continue à enchanter même des années et des années après sa mort, ce n'est pas pour rien...
_________________ extrait de la chanson "inta ömri" ("tu es ma vie")... juste l'intro (obligée de tronquer car c'est une chanson qui dure au moins 30 minutes) un hommage à Oum Kalsoum au cabaret sauvage , le 15 juillet , porte de la villette. ça vous dit?
ils ont dit et vous direz